Sentiers enchanteurs

Un havre de paix loin de l’agitation


800 000 personnes se pressent chaque année au point des trois frontières. À cet endroit, qui est le point culminant des Pays-Bas, là où se rejoignent les frontières belge, allemande et néerlandaise, de nombreuses attractions attirent les visiteurs.

Mais il est également possible de rejoindre ce lieu très fréquenté en empruntant des sentiers tranquilles à travers les forêts frontalières.

Points-nœuds: Parking/Grillhütte Karlshöher Hochweg, Aix-la-Chapelle, suivre la route jusqu'à la barrière, puis continuer tout droit. Prendre le premier chemin à gauche jusqu'au PN 44-43-42-40-39-29-12-13-32-33-97-34-35-36-37-86-87-42-46, devant PN 46 au carrefour avec un panneau d'information et une croix de pèlerinage tourner à droite, puis tout droit vers le parking Karlshöher Hochweg.
Points-nœuds (D), points-nœuds (NL), points-nœuds (B)

Application de randonnée gratuite : informations et cartes hors ligne disponibles ici dans l'application de randonnée et sur le portail de randonnée de la StädteRegion Aachen Android   iOS et Portail de randonnée de StädteRegion Aachen.

Incontournables & plus

Points d'intérêt :

  • Ancien fossé frontalier, borne à aigle
  • Geusenweg (chemin des gueux)
  • Tour Wilhelmina, skywalk 
  • Point des Trois Frontières, point culminant des Pays-Bas, Tour Baudouin, labyrinthe
  • Bittweg, chemin de procession
  • Ligne Siegfried

Restauration :

  • Trois Bornes


Depuis la Karlshöhe, en passant devant la tour de télécommunications « Mulleklenkes » (133 m), nous suivons le tracé de l’ancien fossé frontalier, une fortification médiévale composée d’un rempart de terre, d’un fossé et d’une haie de hêtres. S’étendant sur plus de 70 kilomètres, il faisait le tour des zones rurales de l’Empire d’Aix-la-Chapelle et protégeait les forêts luxuriantes contre les voleurs de bois. En 1611, des bornes frontalières sur lesquelles était gravé l’emblème de la ville, l’aigle, indiquaient le propriétaire légitime. Nous rencontrons deux bornes à l’aigle au cours de notre parcours : l’une cachée près de la barrière frontalière germano-belge, et l’autre plus loin, au milieu du chemin, près de la tour Wilhelmina. En chemin, le long des frontières actuelles, on devine encore des vestiges de l’ancien rempart et de la haie de hêtres avec ses rangées d’arbres aux troncs noueux. Avec la petite tour de Beeck, nous découvrons également l’une des anciennes tours de guet du fossé frontalier.

Puis s’ouvre devant nous une vaste prairie. Elle se trouve du côté allemand et s’est audacieusement enfoncée dans la forêt belge par une étroite bande. Le petit tourniquet « Rüttchen » marque ce passage frontalier discret. Comme à travers un tunnel vert, nous empruntons désormais le Geusenweg. Au XVIIIe siècle, il offrait un chemin secret menant à l’église, entre Eupen et Vaals, où les protestants, alors qualifiés de « Gueux » (mendiants) et persécutés, trouvaient un havre de tolérance au cœur d’un environnement à dominance catholique.

Avec une vue sur l’ouest de la ville, nous montons vers le point des trois frontières. La borne à aigle et des poteaux en bois balisés permettent de découvrir les anciennes et actuelles frontières au cœur de la forêt. Nous sortons de la forêt et profitons du point des trois frontières, avec sa tour d’observation, et ses restaurants dotés de magnifiques terrasses panoramiques. Après la pause, nous empruntons le sentier forestier tranquille qui longe l’ancfien fossé frontalier, à l’écart de la circulation automobile. Au bout de ce tronçon parallèle, ceux qui le souhaitent peuvent se plonger dans l’effervescence du point des trois frontières : le point des trois frontières, le point culminant des Pays-Bas, le labyrinthe et la tour d’observation et panoramique Baudouin.

Le retour s’effectue par le « Königsweg », un sentier de randonnée très fréquenté menant au point des trois frontières. Les salutations alternent rapidement entre « Hallo », « Middag » et « Bonjour », trahissant ainsi l’origine d’un public très diversifié. Nous atteignons bientôt le prochain chemin de pèlerinage, cette fois-ci au sens propre du terme. Depuis 1863, le « Bittweg », long de huit kilomètres et faisant également partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, est emprunté une fois par semaine par les pèlerins, le mercredi pour leur pèlerinage d’Aix-la-Chapelle à Moresnet-Chapelle. Au fil de l’histoire, ce sentier traversant la forêt frontalière a servi à bien des gens d’itinéraire de fuite en temps de guerre ou de route de contrebande. C’est au niveau de la ligne Siegfried formée d’un système de défense contre les chars d’assaut, de galeries souterraines, de tranchées et de bunkers de combat fortifiés – Westwall en allemand, jadis construction dissuasive, vestige de la politique de guerre des nazis que se rencontrent la guerre et la paix. Présenté par les nazis comme une ligne de défense infranchissable appelée aussi la ligne de dents de dragon, ce bastion érigé en 1938-1939 était déjà obsolète cinq ans plus tard et ne put guère s'opposer à la libération par les Alliés. Cette ligne comprenait un petit mur en béton avec du fil de fer barbelé sur l’avant et puis les dents de dragon.  La croix de pèlerinage voisine rend hommage aux victimes de la guerre et appelle à la paix en Europe.